access_time Publié 16.04.2019

Normes sociales et criminalisation

Prof. Dr méd. Reto Krapf

Cela nous a également interpellés

Normes sociales et criminalisation

16.04.2019

Dans le DSM («Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders»), l’homosexualité était classée comme une maladie mentale jusqu’en 1973. Les hommes homosexuels (en particulier des milieux sociaux moins privilégiés) risquaient entre autres une peine d’emprisonnement ou la prescription d’une des mauvaises formes de thérapie par aversion. Une étude réalisée en Angleterre a révélé que de telles sanctions étaient beaucoup plus rarement prononcées chez les femmes lesbiennes et bisexuelles.

Si l’on part du principe que le taux de femmes avec des penchants homo-érotiques est resté stable au fil des décennies ces 100 dernières années, alors ces femmes étaient largement épargnées par ces persécutions (en réalité) sociales par rapport aux hommes homosexuels. Peut-être qu’elles passaient (et passent) plus inaperçues que les hommes en raison de l’acceptation sociale de certains comportements (baisers sur le quai de gare, promenades bras dessus, bras dessous).

Lancet Psychiatry

Rédigé le 12.03.2019

Prof. Dr méd. Reto Krapf

Articles apparentés

Publié 16.04.2019

Normes sociales et criminalisation

Verpassen Sie keinen Artikel!

close