access_time Publié 25.08.2018

Embolisation ou RTUP en cas d’hyper­trophie bénigne de la prostate?

Prof. Dr méd. Reto Krapf

Embolisation ou RTUP en cas d’hyper­trophie bénigne de la prostate?

25.08.2018

L’hypertrophie bénigne de la prostate a une incidence de 50% chez les hommes de 60 ans, puis elle continue à augmenter avec l’âge. En cas de résistance des symptômes aux in­hibiteurs de la 5-alpha-réductase/alpha-bloquants, la résection transurétrale de la prostate (RTUP) constitue la méthode de choix. Depuis 2000, il existe toutefois une alternative: l’embolisation (bilatérale lorsque cela est possible) de l’artère prostatique avec des particules microsphériques de 250–400 µm de diamètre, sous simple anesthésie locale (fig. 1). Le groupe d’urologues de l’hôpital cantonal de Saint-Gall a randomisé 103 patients présentant des symptômes d’hypertrophie prostatique réfractaires au traitement en un groupe traité par RTUP et un groupe traité par embolisation. Après 12 semaines, le groupe traité par embolisation avait moins de complications péri-opératoires que le groupe traité par RTUP, mais avec un contrôle légèrement moins bon des symptômes (désobstruction moindre, objectif de non-infériorité non atteint). Les auteurs recommandent l’embolisation en tant qu’alternative valable à la RTUP, mais privilégieraient toutefois cette dernière par rapport à l’embolisation en cas d’obstruction sévère.

Face à ces résultats encourageants, c’est avec impatience que l’on peut attendre les résultats chez de plus grands groupes de patients et avec une période d’observation plus longue. Au vu de la fréquence de l’intervention, l’ampleur des économies réalisées grâce à l’embolisation est également intéressante.

BMJ 2018.

Rédigé le 16.7.2018

Figure 1

Prof. Dr méd. Reto Krapf

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